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Déjeuner à Villefranche de Lauragais Sur la route de Toulouse l'arrêt da…


Déjeuner à Villefranche de Lauragais Sur la route de Toulouse l'arrêt dans cette petite ville est devenu une tradition. Je retourne à l'Auberge de la Pradelle et opte cette fois pour le menu du jour sur l'ardoise. J'opte pour la salade de cœurs de canard un plat rarement servi. Salade croquante abats cuits avec précision c'est une entrée épatante. Le sauté de veau aux cèpes n'est pas mal non plus. Fin de partie avec le moelleux au chocolat réussi malgré une crème anglaise plus banale. Pour 14 rien à reprocher à ce menu savoureux. Un brin de tourisme : sur la place Gambetta demeurent ces halles de briques. Une échauguette a été conservée à l'angle de la place. Le portail de l'église Notre Dame de l'Assomption édifiée au XIIIe siècle montre une grande sobriété : les sévères arcatures sont seulement ornées de chapiteaux. La façade est rehaussée d'un clocher-mur comme on en voit à Toulouse flanqué de deux tours octogonales. La couleur rose-orangé provient des briques locales : l'argile du Lauragais était travaillée dans la briqueterie seigneuriale de Villefranche. Installation à Toulouse Comme la dernière fois c'est à l'Hôtel de l'Ours Blanc Centre que je pose mes valises après avoir rangé le véhicule Place Jeanne d'Arc. Une adresse commode pour rayonner dans le centre et très pratiquement située devant l'entrée des Halles Victor Hugo. C'est parti pour une promenade ! Dans le centre historique En cette période de fêtes la ville est inévitablement pavoisée aux couleurs de Noël. Voilà un manège peu banal : en forme d'arbre de Noël les boules du rez-de-chaussée sont en fait des nacelles. Place du Capitole un vaste marché de Noël s'est installé. Un peu de couleur locale avec les produits à la violette et les inévitables foies gras et confits mais hormis cela c'est ce qu'on peut trouver maintenant partout en France. L'ancien couvent des Augustins qui héberge aujourd'hui le musée homonyme fut fondé au XIVe siècle. La fantaisie de l'aile Darcy ne doit cependant rien au Moyen-Age c'est une création assez fantaisiste de Viollet-le-Duc que j'ai toujours trouvée assez séduisante avec son opposition pierre / briques. Au XVIIe on sculptait le bois avec un tour d'où l'appellation actuelle de Rue des Tourneurs. Il s'agissait d'un changement d'activité : le nom précédent Rue des Armusiers renvoyait à la fabrication d'armes. Elle appartenait au capitoulat de la pierre et abritait essentiellement des ateliers. La rue compte de nombreuses maisons de capitouls ces magistrats élus chaque année qui administraient la ville. Déjeuner à la Cendrée Mon précédent repas ici avait été une bonne surprise je réitère donc avec le menu du jour. Tartare de thon cabillaud au quinoa et petits légumes. Une agréable entrée fraîche avec une touche d'originalité. En revanche je reprends le faux-filet à la cheminée avec les frites maison un nouveau régal. Moelleux au rhum ananas poêlé crème au citron. Un rien décevant malgré des saveurs bien accordées. Un dessert un peu trop éparpillé peut-être. Fontaine de Jean-Antoine Raynaud La Place Rouaix vient d'une très ancienne et importante famille de Toulouse qui fournit des capitouls plus de cinquante fois. La fontaine vaguement antique date de 1828. Dans le centre historique suite L'hôtel de Bagis est plus connu à Toulouse sous le nom d'Hôtel de Pierre. Effectivement sa façade du XVIIe tranche avec toutes les constructions en briques. Les tours intérieures sont un classique des cours des hôtels particuliers. C'est généralement la cage d'escalier. Les putti portant couronne demeurent un motif classique dans la décoration de la Renaissance. Fantaisie dans ces caryatides aux fenêtres. Place des Puits Clos on croit à une façade de temple romain. En fait cette fontaine a été garnie des anciennes colonnes corinthiennes de l'église de la Dalbade. La rue Mage était l'adresse des boucheries au Moyen-Age. Les rayures horizontales brique / pierre signalent l'Hôtel d'Orbessan construit au XVIe siècle. L'Hôtel d'Espie montre le changement architectural du XVIIIe siècle. Derrière la porte cochère sobrement décorée mais avec davantage de volume se découvre une cour classique comme on peut en voir dans le Marais parisien. Les rues étroites et courbées témoignent encore du plan médiéval. Celle-ci la Rue d'Aussargues tire son nom d'un ancien four banal proche de l'Hôtel d'Aussargues propriété de Raimond de Saint-Félix seigneur d'Aussargues. La brique rougeoie sur la façade de cet hôtel dont les fenêtres à meneaux mériteraient un bon nettoyage. L'Hôtel Dahus fut construit par un capitoul de Saint-Barthélemy Pierre Dahus. La tour Tournoer fut érigée par les propriétaires suivants la famille Tournoer donc. On commença les travaux en 1532 mais elle ne fut achevée qu'un siècle plus tard. C'est peu courant de voir des créneaux éléments de fortification dans un hôtel particulier. La tourelle d'angle forme une trompe à la base ; on voit au-dessous le cul-de-lampe précédent du XVIe siècle. On a sans doute trouvé la seconde option plus élégante. Au-dessus de la porte une urne funéraire est flanquée de lions dans une posture héraldique. Cette sculpture évoque le souvenir du jeune Gabriel de Tournoer mort au début des travaux en 1532 donc. Le premier président du Parlement de Toulouse Jean de Mansencal ordonna la construction du vaste hôtel particulier qui porte son nom agrandi avec les achats des bâtiments contigus. Ce fut un pensionnat de jeunes filles dont Eugénie de Montijo fut élève avant d'accueillir aujourd'hui le collège privé Saint Thomas d'Aquin. Encore une tourelle qui repose sur une trompe. Le must de la mode architecturale de l'époque. Dans le Jardin Royal du XVIIIe une étrange sculpture attire le regard. Il s'agit d'un mémorial qui salue Mermoz et les aviateurs de l'aéropostale. L'artiste grec Theodoulos affirme avoir voulu évoquer un avion la communication. Je crois que son installation a déclenché une polémique mais je suis vraiment séduit par l'œuvre. Jardin botanique du Muséum Il suffit de traverser l'allée Jules Guesde pour se retrouver au Muséum. Je commence par la visite de l'exposition Île de Pâques. En sortant il reste encore un peu de temps pour se promener dans le jardin botanique. Les énormes Kalanchoe beharensis s'épanouissent dans les serres. Un cyprès de Duprez ou cyprès du Tassili. C'est une espèce qui pousse dans le Sahara qui vit très longtemps mais il n'en reste que deux cents du fait de la désertification croissante de la région. J'ai eu la chance d'en voir dans le Tassili n'Ajjer au sud de l'Algérie. Un cyprès de Duprez Tassili n'Ajjer 2005 Plantes carnivores Ces plantes vivent dans des sols pauvres et le seul moyen de se fournir en sels minéraux c'est d'attraper et de digérer des proies. Elles ont donc développé des systèmes sophistiqués avec des techniques différentes. Ici ce sont les poils gluants qui retiennent les insectes. Autre solution : un véritable piège où l'insecte est attiré dans un cône qui se referme sur la proie. Le prisonnier ne peut plus s'enfuir et tombe dans un liquide qui se charge de le décomposer. Plantes à caudex Je suis toujours attiré par ces curiosités de la nature des plantes qui ont développé un organe à-demi enfoui dans le sol d'où partent les tiges végétatives. On trouve des représentants dans de nombreuses familles même chez les géraniums. Beaucoup de cucurbitacées ces plantes de la famille des courges et potirons. Le Dioscorea elephantipes tire son nom de son apparence. Une plante fort rare. Quelques autres plantes C'est bien beau tout cela mais l'heure tourne. Il est temps de retraverser le centre-ville (en passant devant la séduisante façade métallique de la Caisse d'Epargne) pour être ) temps au Théâtre du Capitole. Ce soir représentation de Die tote Stadt La Ville Morte !


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